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redaction
20 juin 2017 Dernière mise à jour le Mardi 20 Juin 2017 à 07:17

Barcelone connait un boum incroyable de son secteur touristique! Pourtant, les employés du secteur hôtelier voient leur condition de travail se dégrader. Explications.

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Ces dernières semaines, la main-d’œuvre barcelonaise du secteur hôtelier lève le ton et dénonce une situation de plus en plus précaire et révoltante.
Pourtant la capitale catalane ne cesse d’attirer les touristes. Ses réservations hôtelières ont ainsi doublé en douze ans et en 2016, ce sont plus de 7 millions de clients qui ont été accueillis par les hôtels barcelonais.
Malgré cet élan progressiste, tous les employés du secteur ne bénéficient pas des mêmes conditions de travail. Les femmes de chambre ont ainsi vu leurs conditions se détériorer à mesure que la quantité de touristes amplifiait.

Un travail moins encadré

A travers le groupe Las Kellys, ces ouvrières ont donc décidé de se réunir et de protester pour leurs droits. Elles ont organisé leur première manifestation en mars dernier.
L’externalisation de leur activité est l’une des raisons principales de cette dégradation. En effet, elle permet aux hôtels une baisse des coûts considérables tout en empêchant, comme l’explique Isabel Cruz, la responsable de la communication des Kellys, la formation d’une quelconque force syndicale à l’intérieur de l‘établissement et rend difficile les contrôles de l’inspection du travail.

En outre, les conventions collectives du secteur ne protègent pas les femmes de chambre contre la baisse des salaires, les rythmes abusifs ou les maladies professionnelles.
Des enjeux d’autant plus important qu’à l’horizon 2019, les analystes estiment qu’environ 60% du personnel hôtelier seront externalisés.

Une cadence infernale

Cette cadence déraisonnable provoque sans conteste des conséquences nuisibles et directes sur la santé des employées. C’est ainsi que 96% des femmes de chambre affirment, selon une étude récente, développer des signes d’anxiété et plus de 70% témoignent de leur prise de médicaments quotidienne pour braver leur journée de travail.
Face à cette situation délicate, les Kellys entendent poursuivre leurs revendications comme en témoigne leurs appels aux politiques, le 25 mai dernier devant la commission sociale du parlement national.

 

 

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