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D'Andréano Nicolas
30 octobre 2017 Dernière mise à jour le Lundi 30 Octobre 2017 à 14:10

Avant le référendum du 1er octobre, la Catalogne comptait 7 entreprises côtées à l’Ibex 35, principal indice boursier de la Bourse de Madrid. Aujourd’hui, seul le groupe pharmaceutique Grifols n’a pas quitté la région autonome. Les 6 autres ont chois

Barcelona-caixa

Depuis le référendum du 1er octobre sur l’indépendance de la Catalogne, les entreprises catalane mettent peu à peu les voiles. A ce jour, elles sont presque 700 à avoir quitté Barcelone et sa région.

Crainte d’un boycott

Si la plupart des entreprises ne veulent pas prendre position dans le bras de fer qui oppose Madrid à Barcelone, la crainte d’un boycott espagnol sur les produits catalans provoque un départ massif des sociétés basée en Catalogne.

Il faut reconnaitre que les appels à faire impasse sur les produits catalans se sont multipliés sur les réseaux sociaux. De plus, les tensions entre le gouvernement espagnol et les sécessionnistes  ne semblent pas sur le point de s’estomper avec la mise sous tutelle programmée dans les prochains jours.

Grifols, dernière entreprise représentante de la Catalogne à l’IBEX 35. 

Les grands groupes ont rapidement décidé de s’éloigner de la capitale catalane. 6 des 7 groupes catalans côtés à l’IBEX 35 ont depuis le 1er octobre migré vers d’autres régions espagnoles.

Effrayé par l’hypothèse d’un retrait massif de ses clients et des dépôts, La Caixa, 3e banque espagnole, a ouvert le bal avec l’installation de son siège social dans la ville de Valence. La Banco Sabadell a, de son côté, opté pour Alicante.

Gas Natural, qui a d’ailleurs vendu ses filiales italiennes à des groupes locaux, a de son côté pris la décision de s’installer à Madrid suivi, quelques jours plus tard, par le géant autoroutier, Abertis, par l’opérateur d’infrastructure de communications Cellnex Telecom et, enfin, par la société foncière Inmobiliaria Colonial.

Seul le groupe pharmaceutique Grifols a annoncé vouloir rester à Barcelone malgré les remous politique de la région.

Le secteur agroalimentaire durement touché ?

L’agroalimentaire est un des piliers de l’économie de Catalogne. Un boycott massif venant de la population espagnole envers les marques catalanes pourrait provoquer un séisme économique dans la région.

Cependant, de nombreux dirigeants d’entreprises et producteurs des autres régions espagnoles en appellent au calme et à la raison.

Il faut dire qu’un effondrement de l’économie catalane et la chute de certaines enseignes phares pourraient, par effet domino, avoir des répercussions sur l’économie espagnole dans son ensemble.

Le gouvernement a, par ailleurs, revu son chiffre de la croissance du PIB à la baisse. Evalué à 2,6% avant la crise, les estimations sont aujourd’hui de 2,3%.

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