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Juli Choquet
12 janvier 2018 Dernière mise à jour le Vendredi 12 Janvier 2018 à 11:00

Le 9 janvier se tenait à Montpellier, une conférence en l’honneur des acteurs de la cause Catalane. Interviews croisées de Laura Borras du parti de Junts per Catalunya (présidé par Carles Puidgemont), et de Mireia Boya du parti de la CUP.
La rédactio

« Nous voulons une république« 

La conférence de presse a commencé sans équivoque avec la phrase lancée par l’une des organisatrices qui scandait « nous voulons une république ». Dès le début de l’événement la question de l’économie fut centrale comme pour se justifier des arguments défavorables à l’indépendance de la Catalogne.

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Le problème de la corruption en Espagne

En effet, si le mouvement indépendantiste a des racines historiques, la Catalogne d’aujourd’hui demande une plus grande transparence économique. La corruption en Espagne installée dans toutes les strates de la société (y compris dans la monarchie) d’après Laura Borras pousse les citoyens à se saisir du politique pour le réinventer. Dès lors, le problème du gaspillage des impôts est venu se poser comme une des nombreuses sources de mécontentement à l’encontre de Madrid.

Le gaspillage des impôts

Autre raison économique invoquée : le gaspillage des impôts. D’après les indépendantistes rencontré à Montpellier, l’Etat Espagnol gaspillerait allègrement les imôts payés par les entreprises et les travailleurs et ne les reverserait suffisament pas pour le développement de la Catalogne qui contribue pourtant à 19% du PIB Espagnol. Le témoignage de Laura Borras à ce sujet est édifiant.

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Manifestation du 8 octobre dans les rues de Barcelone.

La désillusion envers les institutions Européennes 

A cela, se couple la désillusion d’une Europe qui aurait put soutenir la Catalogne économiquement (représentant 19% du PIB Espagne en 2016) si ce n’est politiquement. Autrement dit, cette « nation sans état » peut comprendre la real politic de la solidarité entre dirigeants Européens mais pas celui du mutisme des institutions censées soutenir la démocratie.

L’indépendantisme Catalan : Seulement une affaire de démocratie ?

La démocratie : sujet épineux pour la Catalogne ! Laura Borras et Mireia Boya s’étonnent qu’au lendemain des élections du 21 décembre la majorité fut donnée à la cause indépendantiste mais que leurs représentants fussent empêcher par Madrid d’exercer leur législature. En référence à Carles Puidgemont leader du parti Junts per Catalunya (en Français « ensemble pour la Catalogne) toujours exilé en Belgique, des centaines d’adhérents ou d’élus de la cause Catalanes seraient ainsi sous le coup d’une procédure judicaire.

Pour Laura Borras « le gouvernement a vu aujourd’hui la réponse du peuple Catalan » et le gouvernement d’Espagne « doit mettre des garanties à la démocratie ». Ainsi elle préconise : « il faut restituer le président (du parlement Catalan) et le Gouvernement ».

Pourtant assure l’une des auditrices la violence qui a suivit le vote du 21 octobre (considéré illégal par Madrid) était bien réel. Toujours d’après elle, quelques 1 500 journalistes de plus de 50 pays ont cherchés à couvrir l’événement qui n’a pourtant pas connu la même couverture médiatique que les annonces successives du gouvernement de Mariano Rajoy par exemple.

Si on ne peux nier l’existence d’un contre-pouvoir populaire et institutionel à l’indépendance, on peut cependant questionner le traitement médiatique des manifestations d’une part mais surtout de la répression exercé contre les civils par la Guardia Civil (police Catalane) d’autre part…

Le Parlement Catalan : un embroglio juridique ?

Enfin la conférence de presse a mis le doigt sur un problème de taille: que faire des lois précédemment votées par le Parlement de Catalogne ? La réponse de l’Espagne fut cinglante : un corpus de lois pourtant votées en toute légalité a été supprimé par Madrid de puis 2015. Exit le travail du parlement de Catalogne sur les droits sociaux, les règles immobilières concernant le droit au logement, mais aussi les lois relatives aux dépôts bancaires ou la taxation des entreprises.

Le « chantage » des banques privées

Les banques, secteur clé de l’économie n’ont pas tergiversé et sont partis installer leurs sièges sociaux hors de la Catalogne comme c’est le cas pour la Banque Sabadell ou la Caixa. Pour Mireia Boyau du parti de la CUP, il s’agit d’un « chantage » des banques privées qu’elle souhaite remplacer par une « banque publique républicaine » si indépendance il y avait.

Mais pour Laura Borras, les chiffres économiques du dernier trimestre de l’année 2017 sont positifs. Une donnée importante qui selon elle peut apporter beaucoup à la cause de l’indépendantisme Catalan.

Pour en savoir plus, découvrez nos vidéos sur l’actualité économique de la Catalogne :

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