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Karl Demyttenaere
10 avril 2017 Dernière mise à jour le Lundi 10 Avril 2017 à 09:06

Portions gratuites, sections à péage… Les modèles coexistent sur les autoroutes espagnoles entraînant des disparités fortes, des tensions régionales et un surcoût colossal pour l'administration.

Autoroute

Les autoroutes espagnoles continuent de faire coexister deux modèles : payants (20% du réseau de voies rapides) et gratuits. Cette situation s’explique par les programmes successifs de développement du réseau autoroutier espagnol.

Les projets lancés dans les années 1970, comme l’AP1 entre la frontière française, le Pays basque et Burgos ou l’AP7 le long de la Méditerranée, sont à péage. Dans les années 1980 et 1990, les infrastructures sont construites avec l’aides des fonds européens deviennent gratuites en Estrémadure, en Castille-La Manche, en Andalousie ou à Madrid.

Cette situation créer des tensions avec les autres régions dont les grands axes sont payants. En Catalogne, cet enjeu des infrastructures est au centre des revendications des indépendantistes. Pour preuve, le gouvernement central vient d’annoncer un ambitieux plan, manière de contrer cet argument

Autre problème, le lancement de plusieurs voies à péage destinées à doubler les voies gratuites afin de décongestionner les accès à Madrid. Résultat : des autoroutes désertes et des faillites en série risquant de coûter 5,5 milliards d’euros à l’administration, qui avait engagé sa responsabilité patrimoniale…

Un coût important dans un contexte où, malgré le retour de la croissance, les marges budgétaires du gouvernement espagnol reste serrées.

Pour en savoir plus sur la situation économique de la Catalogne, découvrez notre interview exclusive de Carles Puigdemont, président de la Generalitat :

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